Menu
Libération

Les belles promesses des constructeurs américains

Réservé aux abonnés

Automobile. Aux abois, ils tentent d’obtenir une aide de l’Etat.

Publié le 04/12/2008 à 6h51

Les trois patrons de l'industrie automobile américaine qui étaient venus implorer il y a deux semaines devant le Congrès l'octroi d'un crédit de 25 milliards de dollars (19,6 milliards d'euros) s'y étaient mal pris. Les trois arrogants PDG n'avaient pas présenté de business plan et chacun s'était déplacé en jet privé. Aux abois, ils reviennent à la charge aujourd'hui à Washington, mais cette fois-ci en voiture.

Pénitence.Richard Wagoner, le PDG de General Motors, va parcourir les 820 km qui séparent Detroit de Washington dans une Malibu hybride ; Alan Mulally, le PDG de Ford, s'est mis en route hier au volant d'une Escape hybride, tandis que le PDG de Chrysler, Robert Nardelli, comptait faire le chemin dans un 4X4 hybride de sa marque. Courbant l'échine devant un Congrès qui renâcle à ressusciter à coups de milliards de dollars une industrie qui s'est enferrée à produire des véhicules que personne n'achète, Wagoner et Mulally ont annoncé qu'ils travailleraient pour un salaire de pénitence d'un dollar par an si l'indulgent Parlement acceptait leurs requêtes, suivant l'exemple de Nardelli, qui s'est mis au pain et à l'eau dès sa prise de fonction l'an dernier. Celui-ci bénéficie toutefois de compensations d'un montant non divulgué, et des 200 millions de dollars de «parachute doré» accordés par son ex-employeur, Home Depot. Ford et GM ont aussi fait savoir qu'ils se sépareraient de leurs jets privés.

C'est que le calvaire des géants de Detroit s'est aggravé : les v

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique