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A Uppsala, les religions ont foi en l’écologie

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La ville suédoise a accueilli le sommet interconfessionnel sur le climat.

Publié le 08/12/2008 à 6h51

La Terre étant une création de Dieu, l’homme a le devoir de la sauver. Et vite. Ce sont en gros les conclusions auxquelles sont parvenus les représentants de plusieurs grandes religions, réunis fin novembre à Uppsala, au nord de Stockholm, à l’occasion du sommet interconfessionnel sur le climat, organisé par l’archevêque de Suède, Anders Wejryd. Autour de la table : un daoiste chinois, un gardien de la foi iroquois, un théologien algérien, un révérend lapon, un bouddhiste cambodgien, ou encore un orthodoxe américain et l’évêque de Londres. Tous signataires du manifeste, qui sera présenté cette semaine à Poznan (Pologne) par l’archevêque de Suède.

Le texte appelle les leaders de la planète à adopter à Copenhague, en décembre 2009, une stratégie «suffisamment ambitieuse pour maintenir le réchauffement climatique au-dessous de 2 degrés», en «répartissant les contraintes de manière équitable, conformément aux principes de responsabilité commune, mais différenciée». Les signataires exigent notamment que les pays développés réduisent de 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et de 90 % d'ici 2050. «Nous nous sommes enfin débarrassés de notre manteau de supériorité, pour regarder au-delà de notre foi et travailler ensemble», s'est félicité le rabbin néerlandais Awraham Soetendorp. Pour lui, la situation actuelle est comparable à cette parabole de deux hommes coincés sur un bateau. Le premier perce un trou dans la coque. Le second s'exclame : «Ma

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