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Au Kenya, les volcans crachent du courant

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Le terrain volcanique est favorable à la géothermie.

Dans le parc de Hell's Gate, en 2008. Les Massaï s'inquiètent de la géothermie, menace pour leur mode de vie. (Hereward Holland/REUTERS)
ParStéphanie Braquehais
NAIVASHA (KENYA), envoyée spéciale
Publié le 03/01/2009 à 6h51, mis à jour le 03/01/2009 à 6h51

Dans le parc national de Hell’s Gate, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Nairobi, connu pour ses oiseaux et ses gorges que les touristes peuvent traverser à pied, une colline tranche avec le paysage sec et sauvage alentour. Un labyrinthe de conduites, reliées à des puits allant puiser de la vapeur jusqu’à 3 000 mètres de profondeur, quadrille le versant de la vallée et rejoint la centrale géothermique d’Olkaria, créée dans les années 70. «Nous marchons sur un terrain volcanique, tout près du Longonot, un volcan éteint de plus de 2 700 mètres d’altitude, explique Sylas Simiyu, le chef de production de Kengen, société d’électricité détenue aux deux tiers par l’Etat, qui exploite la centrale. Les matériaux magmatiques, très chauds, 600 degrés, transforment l’eau en vapeur.»

Sécheresse. La géothermie représente un potentiel en énergie énorme pour le Kenya, pionnier en exploitation géothermique en Afrique (seules la Zambie et l'Ethiopie possèdent aussi une centrale). Mais sa production reste insuffisante par rapport à la croissance de la demande, environ 6 % par an, liée à la poussée économique et démographique du pays. Le gouvernement entend doubler la capacité actuelle (1 000 mégawatts) d'ici à 2020, dont 85 % proviendraient des centrales géothermiques. «Le développement de cette énergie a plusieurs avantages, explique Eddy Njoroge, le directeur général de Kengen. D'abord, son coût de fonction

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