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Les abeilles font leur miel à Paris

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Biodiversité. Une ruche symbole installée sur le toit du Grand Palais.

Publié le 09/05/2009 à 16h30, mis à jour le 09/05/2009 à 16h30

Soixante mille abeilles prêtes à partir butiner sur les Champs-Elysées. Après l'opéra Garnier, c'est le toit du Grand Palais, à Paris, qui accueille depuis jeudi sur son toit une première ruche. «C'est notre petite contribution à la biodiversité», a avancé Yves Saint-Geours, président de l'établissement public, qui annonce pour la fin de l'été la première récolte du «miel du Grand Palais», un «toutes fleurs» qui sera commercialisé. L'établissement, qui abrite le palais de la Découverte, prévoit aussi des animations, telle une webcam sur le travail de la ruche. L'opération a été initiée par Nicolas Géant, un apiculteur de la Celle-Saint-Cloud (Yvelines), qui recherchait un «lieu mythique».«Les abeilles vivent mieux en ville qu'à la campagne, à cause de la biodiversité, souligne-t-il. Il y a des milliers de petites fleurs, alors que la campagne est polluée par les pesticides.»

Une opération symbolique, alors que la santé de l'insecte pollinisateur, au niveau mondial, inquiète. Une étude publiée dans la revue américaine Current Biology de mai, révèle que si les populations d'abeilles domestiques augmentent dans le monde, cette hausse est insuffisante pour faire face à la demande croissante de miel et aux besoins des récoltes.

Point rassurant de l'étude, le déclin des abeilles semble cantonné aux Etats-Unis et à certains pays d'Europe. «Ce déclin, attribué en partie à des parasites et plus récemment à des disparitions inexpliquées b

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