Après l’arrivée des Russes au capital d’Opel, les Chinois s’emparent d’Hummer. Depuis un an, General Motors (GM) se désespérait de vendre sa marque de gros 4 x 4 d’origine militaire. Il a enfin trouvé preneur auprès d’un industriel chinois Tengzhong Heavy Industrial Machinery Co, plutôt positionné sur le marché du bâtiment, de la construction d’autoroutes et, plus récemment, d’engins lourds.
L’intérêt pour GM est évident : en plein dépôt de bilan, le constructeur américain doit encore se délester de ses marques Saab et Saturn alors que Pontiac doit carrément disparaître. Tengzhong, qui s’emparera définitivement de la marque Hummer d’ici à la fin de l’été, et pour une bouchée de pain (moins de 500 millions de dollars, 350 millions d’euros), prévoit de conserver 3 000 emplois, l’équipe managériale, le siège aux Etats-Unis et les 153 concessionnaires américains.
«Ce n'est pas un réseau énorme mais c'est un pied dans le marché américain», note Guillaume Mouren, analyste chez Xerfi, plutôt déconcerté par l'opération industrielle. «Il y a bien le côté prestigieux lié à l'acquisition d'une marque mondialement connue, et le transfert de technologies. Mais ce type de véhicule n'a vraiment pas le vent en poupe». Depuis le début de l'année, les ventes de Hummer aux Etats-Unis ont chuté de 63 % par rapport à la même période en 2008. Tengzhong dit vouloir conquérir de nouveaux marchés à l'étranger, avec des moteurs moins polluants. «Il y aura une demande chinoise»,




