Sobrement intitulé «Le coût humain du réchauffement climatique», le dernier rapport de l’ONG internationale Oxfam est un pavé de mauvaises nouvelles dans une mare de bonnes, mais tardives et insuffisantes, intentions.
Au moment où les dirigeants de la planète se convainquent de la nécessité de réduire les émissions mondiales de CO2, Oxfam dresse un constat sans appel : plus de 300 millions de personnes souffrent déjà des conséquences désastreuses du changement rapide du climat, réduisant à néant leurs efforts pour échapper à la pauvreté. Car les changements climatiques maintiennent la tête sous l'eau des populations pauvres du globe.
Vulnérabilité. Agriculture, santé, pénurie d'eau, vulnérabilité aux événements climatiques… le rapport s'attache à rendre palpable chaque statistique à travers l'histoire de familles touchées par les phénomènes en cours «Le changement climatique devient aussi réel qu'une lettre de licenciement, un repas de moins par jour…» est-il écrit.
Forts de leur expérience dans plus de 100 pays, les membres d’Oxfam ont interrogé des paysans du monde entier - des Philippines au Mexique en passant par la Chine ou le continent africain - déstabilisés par des précipitations plus capricieuses, des saisons plus sèches ou plus humides. Les famines se multiplient et les agriculteurs essaient de se tourner vers des cultures plus adaptées, mais pas assez vite. En Inde, dans la plaine indo-gangétique qui assure 15 % de la production m




