Une taxe carbone tout de suite, mais pas trop élevée. Hier sur i-Télé, le ministre du Budget, Eric Woerth, a assuré que la «contribution climat énergie» sera mise en œuvre «dans la loi de finances 2010», mais a réaffirmé son hostilité à la valeur de 32 euros la tonne de CO2, envisagée par le rapport Rocard : «C'est trop important, j'imagine que le chiffre sera inférieur. Le Président et le Premier ministre trancheront.» La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a, elle, précisé la fourchette, «entre 14 et 20 euros». Pour Chantal Jouanno, un prix trop élevé risquerait de «torpiller la réforme» : «Il ne faut pas que l'écologie apparaisse comme un moyen de remplir les caisses de l'Etat», confie-t-elle à Libération. Et en annonçant une mise en place dès 2010, la France pourra souligner ses efforts avant la conférence climatique de Copenhague, en décembre.
«Mégoter». La contribution climat énergie (CCE), c'est cette taxe, promue notamment par la Fondation Nicolas Hulot, qui, en augmentant progressivement le prix des énergies fossiles, doit encourager les ménages et les entreprises à modifier leurs comportements. Début juillet, une conférence d'experts avait tenté d'en dessiner les contours. Sur la question du prix, le chiffre de 32 euros la tonne de CO2 faisait plutôt consensus. Il était même considéré comme un plancher, certains préconisant 45 euros. Car ce chiffre ne sort pas de nulle part. Il a été élab




