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Libération

Le jour où la Terre s’arrêtera

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Deux documentaires pessimistes sur les changements climatiques sortent bientôt en salles. Visionnage comparé.

Publié le 22/09/2009 à 0h00

Il est des films qui, à leur titre, vous font sentir ce qu'ils pensent de l'humanité. Ou, du moins, d'une partie d'entre elle. Vous avez donc le choix entre : 1) intégrer l'Age de la stupidité (The Age of Stupid, de Franny Armstrong, sortie aujourd'hui en France et dans 60 pays) ; 2) être aveuglé par le Syndrome du Titanic (de Nicolas Hulot, le 7 octobre). Il s'agit de la même chose : la chronique d'une apocalypse pas now, mais bientôt. L'humanité va dans le mur, le sait et y fonce en sifflotant.

Différents dans leurs choix narratif ou esthétique, ces films ont en commun de sortir de l'ère du constat.Une vérité qui dérange (Al Gore) et Home (Yann Arthus-Bertrand) racontaient le monde tel qu'il ne va pas. Armstrong et Hulot disent plutôt : «Maintenant, vous savez, mais qu'en faites-vous ?» On sort de la matérialité des chiffres, de la beauté des paysages menacés, de la litanie de la lenteur diplomatique pour s'interroger sur l'action. Là, tout de suite. Forcément, c'est un peu douloureux. Car, derrière la crise écologique, c'est bien la crise du capitalisme, la crise de civilisation qui est mise en lumière par ces films. Les solutions qu'ils préconisent sont plus radicales qu'un simple «chacun peut y mettre du sien». Les réalisateurs nous parlent de changement d'échelle dans l'action et de nouveau modèle de société. A moins de cent jours du rendez-vous crucial de Copenhague (lire page 17), il est salutaire de voir les deux.

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