Où vont-elles ces jolies capsules brillantes de Nespresso passé l'effet «What else» ? Dans une bête poubelle, au milieu des épluchures et des papiers gras. Pas très chic par rapport à l'image de la marque. Et surtout un peu ballot quand l'aluminium dont elles sont faites s'avère parfaitement recyclable. Vu qu'il s'écoule plus de 8 000 capsules par minute dans le monde, cette fin de vie pas très verte commençait à faire mauvais genre pour le «leader mondial du café portionné haut de gamme», ainsi que s'autopromeut la filiale de Nestlé.
D'où le programme Ecolaboration (la marque est déposée) lancé par Nespresso, «plateforme dédiée à l'innovation durable». Si Guillaume Le Cunff, directeur marketing international, assure que «le développement durable n'est pas nouveau chez Nespresso», il ne cache pas que la préoccupation n'est pas seulement environnementale :«Notre démarche n'est pas philanthropique. Il n'y a pas de business durable si tous les acteurs de la chaîne n'y trouvent pas un bénéfice.» Il ne faudrait pas risquer de malmener un taux de croissance mondial annuel de 30% depuis 2000 et un chiffre d'affaires qui a franchi en 2008 les 2 milliards de francs suisses (1,3 milliard d'euros). Selon Le Cunff, Ecolaboration répond aussi à une demande des clients, d'ailleurs appelés à s'impliquer. Détail en trois points.
Le client poussé à collecter
But affiché : tripler les capacités de recyclage pour atteindre 75 % des cap




