Voilà plus d'un an et demi que Jean-Louis Borloo peaufine sa stratégie pour Copenhague : créer un projet commun avec les pays du Sud, notamment africains - ceux qui sont à la fois les moins responsables et les plus touchés par le changement climatique - pour rééquilibrer les rapports de force lors des négociations. Et c'est dans cette optique qu'il a présenté à une quarantaine de ses homologues, réunis en début de semaine dans la capitale danoise, le plan justice-climat pour les pays «les plus pauvres et les plus vulnérables».
A moins de trois semaines du début de la conférence, le plan a été qualifié d'«intéressant» par le représentant de l'ONU, Yvo de Boer, mais n'a pas reçu de soutien officiel de la part des Etats industriels. Le texte est encore provisoire - il en est à sa 32e version -, et le ministre français espère le faire porter par les pays du Sud. Pour entretenir le réseau, Borloo a confié hier à Fodé Sylla, ancien président de SOS Racisme, une mission auprès des ministres africains de l'Environnement.
Pic. Son «projet pour le monde» prévoit d'organiser l'action autour de quatre catégories de pays, en fonction de leur degré de développement et de responsabilité en matière d'émissions de CO2. Pour les plus vulnérables (Afrique, petits Etats insulaires…), il s'agit donc de justice : permettre l'accès à l'énergie à 100% des habitants (contre 23% en Afrique aujourd'hui), via des sources renouvelables. En incluant




