L’issue du sommet de Copenhague s’annonce encore incertaine. Mais l’avenir de Connie Hedegaard, la ministre danoise de l’Energie et du Climat, qui va présider les négociations en décembre, est tout tracé. Une fois la conférence bouclée, elle s’envolera à Bruxelles. Comme commissaire européenne au Climat. Une consécration pour cette ex-journaliste, conservatrice, qui a fait un retour fracassant en politique en 2004.
Le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a fait durer le suspense. Il voulait des garanties. Puisque le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tenait tant à elle, il n’avait qu’à réunir les conditions. Hedegaard ne partira pas immédiatement pour Bruxelles. Elle a été nommée ministre en charge de la Conférences des Nations unies sur le changement climatique. Jusqu’à fin décembre.
C’est à son initiative que le sommet sur l’après-Kyoto se tiendra à domicile. Elle y avait vu une façon de placer le royaume sur la carte du monde, mais aussi d’encourager son gouvernement à agir. Car lorsqu’elle a pris les rênes du ministère, la lutte contre les changements climatiques était loin d’être une priorité au Danemark. A l’époque, elle avait d’ailleurs menacé de jeter l’éponge si on ne lui allouait pas de moyens supplémentaires. Au cours des cinq dernières années, elle a su tisser des liens. S’imposer comme une des personnalités clés du sommet de Copenhague. C’est aussi grâce à elle que le Danemark est désormais considéré comme un des pays à l’avant-g




