Les global leaders du monde ont pris un coup de vieux à Copenhague. Obama, Sarkozy, Merkel, Brown, Zapatero, Medvedev… bouffis, ridés, grisonnants, fuyants. Nous sommes en 2020. Tous étaient à Copenhague. Ils s'excusent : «Nous aurions pu arrêter un changement du climat catastrophique, mais nous ne l'avons pas fait.» L'affiche de la campagne TckTckTck (1) donne le ton dans la capitale danoise.
Le sommet débute aujourd’hui, pour douze jours, et le royaume de 5,4 millions d’habitants est débordé. Au moins 15 000 délégués, plus de 50 000 manifestants, 5 000 journalistes accrédités au bas mot, plus de 100 chefs d’Etat et de gouvernement pour les deux derniers jours du sommet, les 17 et 18 décembre.
Les forces de l'ordre sont sur les dents. Plus de 6 000 policiers ont été mobilisés. Leur présence était particulièrement visible, ce week-end, autour du Bella Center, au sud de Copenhague, épicentre de la conférence. Le bâtiment a été agrandi pour l'occasion. Voitures et taxis ne sont pas autorisés à s'approcher à moins de 400 mètres. Les délégués sont priés d'emprunter les transports en commun ou les vélos mis à leur disposition. Tout sera fait pour limiter l'empreinte écologique du sommet. A l'intérieur du centre, pas de bouteille d'eau minérale : les assoiffés devront se contenter de l'eau du robinet, servie dans des verres recyclables. Les organisateurs ont promis d'investir dans un projet au Bangladesh, pour compenser les émissions de CO2. «Ce qui




