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Au centre sportif de Byen, le poids des alters

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Contre-sommet . Les ateliers attirent chaque jour 3 000 personnes.

ParLaure Noualhat
Envoyée spéciale à Copenhague
Publié le 11/12/2009 à 0h00

Ça démarre dans la torpeur du matin, chaque jour à 8 heures pétantes. Il faut traverser une cour de pavés mouillés avant de pénétrer dans la salle jaune où une trentaine de personnes se recueillent dans le silence de leurs respirations. Une heure de méditation pour accueillir le chaos qui s'annonce au Klimaforum. A chaque conférence son sommet parallèle. Copenhague n'échappe pas à la règle. A deux pas de la gare centrale, loin de l'immense Bella Center où s'échauffent les 192 délégations autour de leurs objectifs de réduction d'émissions, le centre sportif Byen est pris d'assaut par une foule bigarrée venue de plus de 90 pays. «Nous voulions ouvrir un espace pour les citoyens, afin que ceux qui vivent déjà les drames des changements climatiques puissent en parler. Ces gens-là viennent principalement des pays du Sud», confie Niels Fastrum, le porte-parole du Klimaforum, cet espace d'échanges populaires.

Ce que vivent les Tibétains, les Indiens d'Amazonie, les insulaires du Pacifique ou encore les Inuits du Groenland peut déprimer ou susciter des vocations. Un trio d'adolescentes fait une razzia d'autocollants «Dette écologique, les réparations maintenant !» «C'est sûr que nous, dans nos pays riches, tout va bien, analyse, lucide, Veronika, lycéenne de 17 ans. On doit aider les pays du Sud à s'adapter, comme quand on aide une personne âgée à traverser la rue.»

Le grand intérêt du Klimaforum, ce sont ses conférences qui témoignent de l'hybridation entre

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