Il y a beaucoup de raisons de désespérer de Copenhague. Symbole de la formule de Gramsci : «Un monde se meurt, un autre tarde à naître.» Et entre les deux, il y aura peut-être le chaos. Ou l'invention de solidarités innovantes, loin de la realpolitik. Si le sommet illustre la nouvelle géopolitique du climat façon puzzle, des pistes pour s'en sortir existent.
Que faire pour aboutir à un Traité contraignant?
Pour cela, il faudrait ce qu'un négociateur appelle «une mutation en accéléré de la diplomatie internationale, qui s'extirpe de son virus à tendance nationaliste». Qui passera peut-être par la pédagogie des catastrophes. «Nous allons devoir travailler très dur afin qu'à la fin 2010, ou plus tôt, nous parvenions à un accord contraignant qui débouche sur des actions», assure Rajendra Pachauri, co-prix Nobel de la paix et patron des scientifiques climat. Et accepter une instance, des sanctions ? On en est loin.
«L'accord» de Copenhague arraché par un G20 bis (Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et principaux pays européens) évite ce deal vital. Qu'un diplomate de l'ONU résume ainsi : «Trouver des objectifs de réduction des émissions des pays industrialisés recommandés par la science (de -25 à -40% en 2020 par rapport à 1990), et des objectifs de long terme pour l'ensemble de la planète (-50% en 2050).» Et cet objectif, n'en déplaise à Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, n'arrivera pas «le plus tôt possibl




