La pomme Jonagold bio, à 1,30 euro le kilo, la poire Comice bio à 1,50 euro. Au catalogue (1), il y a aussi du poulet (8,30 euro), de la pintade (9,30 euro) du bœuf, de l’agneau, de la crème fraîche et du lait cru… Qui dit mieux ?
Ecardenville-sur-Eure, petit village de 535 âmes à 15 kilomètres d’Evreux, en Haute-Normandie, peut s’enorgueillir d’héberger sur son sol, la plus petite communauté d’amapiens, avec 105 familles adhérentes - 12 euros la cotisation -, et 420 consommateurs au total. Une forme d’exploit. Et elle a enrôlé, côté producteurs, un petit groupe de six exploitations bio. L’Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et ses communautés d’amapiens sont une espèce en voie de prolifération. On en dénombre autour de 3 000 en France.
Adeptes. Le souci de Daniel Gascard, président coordinateur de l'Amap d'Ecardenville, qui l'a mise sur orbite en 2007, n'est pas de gagner de nouveaux adeptes. Chaque vendredi soir, les amapiens viennent prendre livraison de leurs commandes. La séance est tenue par des bénévoles, «et ce n'est pas toujours facile d'établir le tour de rôle», soupire cet ancien assureur, reconverti à sa retraite en militant du bio. Est-ce la transparence qui lui assure ce succès ? «Ici, les prix sont affichés et chacun commande les produits qu'il veut.» A la réserve parfois, des quantités : les pommes se commandent par cageot de 5 kilos et le bœuf par «colibio» de 12… Sa clientèle «surtout des périu




