«Les Amap, les circuits courts sont très médiatisés, mais ce n’est pas l’essentiel. Rien qu’en lait bio, sur 30 millions de litres par an produits dans le département, seuls 2,6 % sont vendus en circuit court. L’essentiel va à grande distribution, mais de la vache à la brique de lait UHT bio, le lait peut avoir parcouru 1 000 kilomètres. Les cantines scolaires veulent des légumes épluchés, émincés, prêts à utiliser. La filière bio n’a pas ces outils de transformation. Alors on importe, sans souci des impératifs de proximité.
«Autour des villes, on a des difficultés à trouver des petites surfaces pour du maraîchage, et on manque de candidats à la hauteur. C’est très pointu de produire 40 à 50 légumes différents. Il faut maîtriser la technique de culture, la planification, la vente directe. Et malgré la volonté et l’affichage politique, si on trouve des terrains, il faut construire les bâtiments, un logement. Et là, les mairies traînent des pieds, par peur de créer des précédents de construction en zone agricole.
«En Loire-Atlantique, les paysans ne nous voient plus comme des farfelus passant leur temps à arracher les herbes dans les patates. Le département finance les diagnostics de conversion, l’établissement de référentiels de financement, les groupes d’échange qui accompagnent les conversions. On joue sur la durée, pas sur les aides ponctuelles à l’équipement.
«En 2013, dans le département, on sera à 10 % des zones agricoles, au-delà des objectifs du Grenelle [6 % en 2012




