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«Sur le thon rouge, les coraux, les requins, c’était un dialogue de sourds»

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Pas de protection particulière pour ces espèces maritimes, ainsi en a décidé la conférence de la Cites, qui s'est terminée jeudi à Doha. Stéphane Ringuet, chargé de programme au WWF-France, dit sa déception.

Publié le 26/03/2010 à 19h08

Les espèces marines devaient être les vedettes de la 15e conférence de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées), réunie à Doha, qui a clos ses travaux jeudi. Mais ni le thon rouge, ni les requins, ni les coraux ne seront finalement inscrits sur l’une des annexes de cette convention. Décryptage, avec Stéphane Ringuet, chargé de programme au WWF-France, qui rentre juste de Doha.

Quel bilan général tirez-vous de cette conférence ?

J’ai un sentiment de gâchis et de contradiction. Les différentes parties étaient d’accord sur le constat de situation dramatique de plusieurs espèces. Mais derrière, les propositions de réglementation du commerce ont été rejetées. On sent un décalage avec la réalité : la Cites s’est historiquement appuyée sur des analyses scientifiques mais à la fin ce sont les discours sociaux, économiques ou politiques qui dominent. Si on ne peut pas discuter sur des bases solides, de quoi parle-t-on ?

Y a-t-il une espèce plus emblématique de ces difficultés?

Ce n’est pas le problème d’un espèce en particulier, c’est une mécanique. Sur le thon rouge, les coraux, les requins, c’était un dialogue de sourds. Beaucoup ont dit que ce n’était pas à la Cites d’intervenir. Maintenant, le succès d’une conférence ne se mesure pas au nombre d’espèces inscrites. On verra dans les mois qui viennent si les engagements pris par des Etats comme le Japon seront tenus. Sur le thon rouge, par exemple, la prochaine conférenc

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