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Libération
Analyse

La réussite médiatique de l’offensive climatosceptique

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Echec de Copenhague, bourdes du Giec… l’actualité sert les anti-réchauffistes.

Publié le 01/04/2010 à 0h00

Le climatoscepticisme est tendance. En quatre mois, les bouffeurs de «réchauffistes» sont passés de l'obscurité à la lumière. Ils garnissent de leurs pamphlets les rayons «essais» des librairies. Ils s'immiscent sur les ondes, à la télé, dans les journaux. Ils font autant débat qu'ils tentent de l'alimenter. Ont-ils gagné ? Qu'ont-ils gagné ? «Le fait de rappeler que la controverse est le moteur des sciences et qu'il est normal que dans un sujet aussi crucial que le climat, qui engage politiquement, socialement et économiquement, il y ait de la biodiversité d'avis, assure Pierre Radanne, du cabinet de conseil Futur facteur 4. Pour le reste… Je fais des débats publics tous les jours, dans tous les milieux, mais dès qu'on parle de Claude Allègre, la salle rigole. C'est tout sauf Galilée, il est presque seul et il a tort.»

Erreurs. Et pourtant. La séquence tient de l'appel d'air pour les thèses critiques. Cela commence en novembre par le Climategate, l'affaire des mails piratés de climatologues britannique (lire ci-contre). Puis cela s'emballe en décembre avec le fiasco du sommet de Copenhague. Dans la foulée, les scientifiques du Giec reconnaissent des erreurs sur la fonte annoncée de glaciers de l'Himalaya ou une surestimation des terres inondables aux Pays-Bas. En pleine tourmente, en février, Yvo de Boer, patron de l'ONU chargé du climat, jette l'éponge. Comme Nicolas Sarkozy, en post-campagne électorale, qui torpille la taxe carbone.«J

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