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Chasse à l’uranium dans la Creuse

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Publié le 13/05/2010 à 0h00

La Fête de la nature, qui doit se tenir aujourd'hui au beau milieu d'une ancienne mine d'extraction d'uranium, à proximité de Guéret, dans la Creuse, a quelque chose d'irritant. Les associations locales de défense de l'environnement, qui depuis deux ans demandent aux pouvoirs publics qu'une étude approfondie soit entreprise in situ, ne décolèrent pas. «Ils ne peuvent pas trouver un autre endroit que le site des Grands Champs pour organiser cet événement», déplore Jean-Marie Perrier, de l'association Oui à l'avenir. Cet agriculteur limousin, également militant socialiste, est régulièrement opposé à Jean-Pierre Vacher, président UMP de la communauté de communes Carrefour des quatre provinces, qui gère les lieux. «C'est tout simplement immoral de prendre un tel risque», insiste-t-il.

L'ancien candidat socialiste aux cantonales s'appuie sur un rapport commandé à l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (Arco) et qui laisse planer de sérieux doutes. «Si l'exposition au site ne semble pas poser de graves problèmes, les risques de contamination sont à prendre au sérieux», relève Pierre Barbey, conseiller scientifique bénévole à l'Arco qui réclame les moyens financiers d'effectuer cette fameuse étude approfondie. «C'est une association qui cherche des financements, on le sait», dénonce Jean-Pierre Vacher, qui dit faire «plutôt confiance aux services préfectoraux compétents». Ces derniers, placés en situation

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