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Marée noire : opération à boue portant pour BP ?

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Pollution . Le pétrolier lancera peut-être demain la procédure de «top kill», qui consiste à obstruer le puits d’où s’échappe le pétrole.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 25/05/2010 à 0h00

Le pétrole se répand depuis plus d'un mois dans le golfe du Mexique, mais autant British Petroleum que le gouvernement américain continuent de tâtonner pour tenter d'endiguer la marée noire. BP a annoncé hier qu'il repoussait à demain sa tentative de «tuer» la fuite (une procédure appelée top kill). L'idée est d'injecter jusqu'à 190 000 litres de boue lourde pour obstruer le Blow Out Preventer, le système de valves de sécurité du puits qui n'a pas réussi à se refermer après l'explosion de la plate-forme de forage Deepwater Horizon le 20 avril. BP prépare cette opération depuis des semaines, mais l'a déjà repoussée plusieurs fois de peur qu'une pression mal calibrée n'aggrave encore la fuite.

Bras ballants. Si cette boue réussit à contenir le flot, le puits pourrait ensuite être scellé par une couche de béton. Mais les dirigeants de BP sont encore très circonspects, rappelant que l'opération n'a encore jamais été tentée à une telle profondeur (1 500 mètres sous la surface de la mer). Sur une échelle de 1 à 10, Doug Suttles, le coordinateur des opérations, ne donnait lundi au top kill qu'une chance de réussite de «5 à 7». Mais le pétrolier a d'autres cordes à son arc, assure ce responsable : si le top kill échoue, la compagnie pourrait tenter un junk shot, l'injection d'une collection choisie de détritus, tels que balles de golf, débris de cordes ou morceaux de pneus. Ou bien essayer de poser un nouveau cais

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