Menu
Libération

Louisane : BP colmate la fuite, pas les critiques

Réservé aux abonnés

Marée noire . Accusé de négligence et de mensonges, le pétrolier est presque parvenu à boucher son puits percé.

ParLorraine Millot
Envoyée spéciale à Grand Isle (Louisiane)
Publié le 29/05/2010 à 0h00

Il faudra attendre dimanche pour savoir si l'opération «top kill» peut stopper la fuite de pétrole au fond du golfe du Mexique, indiquait British Petroleum vendredi. Depuis mercredi, le pétrolier injecte de la boue à forte pression dans les conduits menant à son puits et dit avoir provisoirement réussi à enrayer le flot de pétrole. Mais le bouchon n'étant pas étanche, BP voulait le compléter vendredi par un «junk shot», une injection de débris, avant de cimenter. Même si BP réussit à sceller son puits, cette marée noire aura étalé une belle suite de ratés, depuis l'accident jusqu'à la gestion de la crise.

Anomalies. Le 20 avril, jour de la catastrophe, les équipes de BP et de Transocean, son contractant (propriétaire de la plateforme Deepwater Horizon), sont en train d'achever le forage d'un puits sur le gisement Macondo, à 80 kilomètres au large de la Louisiane. L'opération a plusieurs semaines de retard. BP, qui paie 533 000 dollars par jour la location de la plateforme à Transocean, est pressé d'en finir. Il compte aussi sur Deepwater Horizon pour démarrer un autre forage le 8 mars. Dans les heures précédant l'explosion, plusieurs anomalies sont constatées par les ingénieurs à bord : le puits n'est pas étanche, sa pression trop élevée. Mais l'ordre est malgré tout donné de le sceller.

Lors des auditions parlementaires, BP a tenté de renvoyer la faute sur Transocean. Lequel a pointé du doigt Halliburton, un autre sous-traitant, chargé des t

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique