La «majorité» du flot de pétrole jaillissant au fond du golfe du Mexique est maintenant recueillie grâce au «chapeau» de retenue posé sur le puits accidenté, a affirmé British Petroleum hier. En vingt-quatre heures, 10 000 barils de pétrole ont été collectés et récupérés par un navire en surface, a indiqué le directeur général de BP, Tony Hayward. Grâce aux caméras sous-marines qui retransmettent la fuite en direct, on pouvait pourtant voir le pétrole continuer à se répandre à gros bouillons hier.
A l’œil nu, rien n’indique même une diminution du flot et les estimations du volume déversé restent toujours aussi floues : entre 12 000 et 19 000 barils par jour jaillissent du puits, a estimé un panel d’experts réuni à la demande du gouvernement. Mais, depuis ces chiffres, les ingénieurs de BP ont coupé le conduit reliant le puits à la plateforme accidentée, ce qui peut avoir accru le flot de 20%, a calculé la Maison Blanche. En prenant l’estimation haute du gouvernement (qui n’est pas improbable puisque les autorités ont eu aussi tendance à minimiser cette marée noire), 22 800 barils par jour s’échapperaient aujourd’hui du puits, dont 10 000 seraient recueillis.
Ouragan. Le groupe assurait hier vouloir encore «optimiser» son capuchon, en tentant de fermer progressivement quatre soupapes qui laissent échapper le pétrole. Toute la difficulté de l'opération consiste à récupérer un maximum d'hydrocarbure sans que la pression ne soit trop for




