C'est le syndrome Katrina. En 2005, un George Bush déjà au plus bas dans les sondages avait précipité sa chute en n'ayant pas su réagir à l'ouragan qui avait dévasté La Nouvelle-Orléans. Cinq ans plus tard, Barack Obama pourrait lui aussi payer cher sa mauvaise gestion de la marée noire en Louisiane. En sept semaines, le locataire de la Maison Blanche n'a pas vraiment pris la mesure de ce qui pourrait devenir la plus grande catastrophe écologique de l'histoire américaine. Surtout, il n'a jamais imposé le leadership nécessaire pour apparaître aux yeux de ses compatriotes comme le patron des opérations de nettoyage. Longtemps critiqué pour sa tendance à rechercher le dialogue à tout prix, Obama a peut-être commis l'erreur de s'en prendre un peu trop vite et un peu trop fort aux patrons de BP. En rendant la compagnie britannique «totalement responsable» de l'affaire, il l'a également laissée s'empêtrer dans des interventions de plus de plus désastreuses et inefficaces dans le golfe du Mexique. Renvoyant l'image d'un Etat fédéral qui ne met pas assez les mains dans le pétrole. Aujourd'hui, Obama est face à un constat d'échec. Pis, il est parvenu à agacer son allié David Cameron, inquiet de voir British Petroleum sous le feu des attaques de la Maison Blanche et en indélicatesse boursière. Désormais, le président américain n'a plus le choix. Face à la perspective d'un été gâché par une pollution qui menace les côtes de Floride, il doit faire de la crise en Louisiane son i
EDITORIAL
Constat d’échec
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Publié le 12/06/2010 à 0h00
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