Le nombre d’accidents industriels provoquant une pollution de l’environnement connaît une hausse spectaculaire en Chine : 98 % depuis janvier, vient d’annoncer à Pékin le ministère de l’Environnement. Les deux derniers en date sont particulièrement inquiétants. Depuis plus de quinze jours, une marée noire de pétrole brut s’est déversée dans la mer à Dalian, sur la côte Est, non loin de la Corée. La catastrophe, provoquée par l’explosion d’un pipeline dans un terminal pétrolier, est la pire qu’a connue la Chine. Les autorités, qui assurent que les travaux de nettoyage sont presque finis, auraient dissimulé l’ampleur de cette marée noire, a annoncé ce week-end Rick Steiner, un écologiste de Greenpeace qui s’est rendu sur place. Selon lui, ce ne sont pas 11 000 barils qui se sont déversés dans la mer Jaune, mais 430 000, soit 40 fois plus.
Le désastre écologique serait ainsi comparable à celui du naufrage de l'Exxon Valdez en Alaska, en 1989 (257 000 à 750 000 barils selon les estimations). Selon Steiner, les travaux de nettoyage ont malgré tout été particulièrement efficaces, grâce à la mobilisation d'un millier d'embarcations de pêche. Des milliers de personnes ont travaillé, sans aucun vêtement de protection, pour récupérer le naphte au large et sur les plages «avec des pelles, des seaux, des nattes et même des baguettes», rapporte cet expert. Leur ardeur au travail est stimulée par la promesse du gouvernement de racheter à bon prix tout le pétrole récupéré qui peut




