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Interview

«Des morts facilement évitables»

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Développement . La Conférence de l’ONU fera lundi le bilan des objectifs fixés en 2000 pour 2015. Chaque jour, «Libération» les passe en revue: 4/6 Mortalité infantile et mortalité maternelle. Annick Jeantet, d’Avocats pour la santé dans le monde, pointe les carences de la lutte contre les mortalités infantile et maternelle :

Publié le 16/09/2010 à 0h00

Santé des mères et mortalité des enfants constituent deux objectifs distincts du millénaire, pourtant, ils forment une seule et même problématique. En dépit de quelques progrès sensibles, ces deux objectifs - réduire de deux tiers la mortalité infantile et de trois quarts la mortalité maternelle d’ici à 2015 - ne seront pas atteints. Tour d’horizon avec Annick Jeantet, de l’association Avocats pour la santé dans le monde, qui fait partie du réseau mondial Action for Global Health.

Quelles sont les avancées contre les mortalités infantile et maternelle ?

La mortalité infantile a un peu reculé. En 2008, 8,8 millions d’enfants de moins de 5 ans sont morts, contre 12,5 millions en 1990. La moitié de ces morts surviennent en Afrique subsaharienne, et le plus rageant c’est qu’avec des interventions assez simples, elles pourraient être facilement évitées. Complications à la naissance, infections bénignes, diarrhée, septicémies, pneumonies… on sait soigner tout ça. Aujourd’hui, 82% des enfants dans le monde sont vaccinés contre la rougeole. Il y a donc eu des progrès, mais ils doivent être nuancés.

Santé maternelle et mortalité infantile sont intimement liées…

Pour comprendre la santé maternelle, il faut regarder ce qui se passe autour de l’accouchement. Les femmes enceintes ont besoin de suivis médicaux. D’après l’OMS, 41% des décès en néonatalité sont directement liés à la santé des mères, au moment de l’accouchement ou juste après. En 2005, 536 000 f

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