Le Danube a rejeté hier ses premiers poissons morts. Le flux échappé d'une cuve lundi a finalement atteint le fleuve européen, quatre jours après la rupture d'une digue qui retenait des boues toxiques dans l'usine de Magyar Aluminium (MAL), en Hongrie. Le tsunami caustique de plus de 1,1 million de m3 a causé la mort de 4 personnes, dont une fillette de 14 mois, fait 3 disparus et 150 blessés.
Jusqu'à présent, 40 km² ont été recouverts par le mélange toxique et les travaux de dépollution promettent d'être longs et fastidieux. Ce qu'a confirmé le secrétaire d'Etat à la Protection environnementale, Zoltan Illes, en précisant que «le pays n'est qu'au début de la phase de nettoyage».
Radioactifs. Les équipes doivent d'abord récupérer la boue et, si elles n'y parviennent pas, neutraliser les effets du mélange - au PH très basique (une solution est dite basique si son PH est supérieur à 7) - sur les écosystèmes. Pour cela, les équipes de dépollueurs ont rejeté des solutions acides (au PH inférieur à 7) dans la rivière Marcal. Hier, le flux de boue ocre continuait de se déverser dans les zones de Kolontar, Devecser et Somlovasarhely. «J'ai le sentiment que l'usine MAL a tout fait pour minimiser les conséquences de cet accident», a plaidé Jozsef Deak, le directeur de l'usine incriminée, provoquant l'ire des villageois qui pataugent depuis lundi. MAL a décidé hier d'offrir 360 euros aux familles les plus touchées, pour un montant total de 1




