Ce pavé suffira-t-il à faire taire les «Cassandre», selon le mot de Jean-Louis Borloo, qui passent leur temps à critiquer le Grenelle ? Recevant hier matin le rapport d'évaluation du Grenelle de l'environnement, le ministre de l'Ecologie s'est en tout cas réjoui de ses bonnes notes. Car c'est un bulletin flatteur que dresse le rapport : 77% des 268 engagements sont «réalisés ou en cours de réalisation», 19% «nécessitent une remobilisation» et seulement 4% sont «à redéfinir», selon cette étude dirigée par un comité d'évaluation composé d'anciens présidents de groupe du Grenelle (1) avec le cabinet Ernst & Young. «Ce qui a été demandé, c'est d'ouvrir le capot du Grenelle pour voir dans quel état était le moteur», a métaphorisé Jean-Louis Borloo.
«Postures». A lire le rapport, le moteur tourne mieux que bien : «innovation dans la méthode», «objectifs ambitieux porteurs de ruptures fondamentales», «monument législatif», «accélérateur de la transformation», «puissant levier de relance» et autres «évolutions irréversibles» sont répertoriés au fil des pages… «On sait que conduire le changement, c'est compliqué, résume Eric Duvaud d'Ernst & Young. Alors quand deux tiers des mesures avancent, c'est quand même positif.» Principal bémol avancé, la crainte que le soufflé retombe. «Il y a inévitablement des résistances, a pointé Nicole Notat. L'euphorie retombée, chacun retrouve




