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Allemagne : la basse-cour à sa perte

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Après avoir abattu 8000 poules, dont les œufs présentaient un taux anormalement élevé de dioxine, les Länder découvrent que la viande de cochon est aussi contaminée. Pékin annonce un boycott.

Publié le 13/01/2011 à 0h00

Et maintenant, la Chine ! Pékin a annoncé hier la suspension des importations d’œufs et de porcs allemands à la suite de la découverte, mardi, de taux anormalement élevés de dioxine dans la viande des porcs d’un élevage de la région de Verden, près de Brême. La Chine suit ainsi la Corée du Sud, la Russie, ou encore la Slovaquie, qui ont déjà pris de telles mesures. Bien que l’Allemagne ne soit pas un exportateur majeur de viande sur le marché chinois (1% des exportations allemandes), la décision de Pékin est une mauvaise publicité pour l’agriculture outre-Rhin.

Le Land de Basse-Saxe a annoncé que les 140 porcs concernés ont été abattus, tout comme l'ont déjà été près de 8 000 poules pondeuses dans d'autres régions. 100 000 œufs ont également été détruits la semaine dernière. «La découverte de ces taux dans un élevage porcin devait avoir lieu, puisque les clients de l'entreprise à l'origine du scandale livrent des éleveurs de porcs comme de volailles», relève Tobias Göckeritz, représentant local de la Fédération des paysans allemands, qui espère que cette nouvelle découverte n'est pas un signe d'approfondissement de la crise.

Escroquerie. Le scandale a démarré à la veille du jour de l'an, lorsque des contrôleurs ont annoncé avoir découvert des taux de dioxine deux fois supérieurs à la limite autorisée dans des œufs de Basse-Saxe. La filière a alors été remontée, jusqu'à la société Harles und Jentzsch, installée au nord de Hambourg, spécialisée dans la

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