Après les fêtes, Olof Sjeldrup a rassemblé ses moutons, puis les a conduits à l'abattoir. Capitaine au long cours pendant trente ans, il possédait avec sa femme un troupeau d'une centaine de bêtes, à Orsa, en Dalécarlie (au centre de la Suède). «J'ai 65 ans. J'aurais voulu continuer. Mais je ne peux plus laisser les animaux pâturer en liberté.» En 2010, un loup a tué 6 de ses bêtes. En 2009, 13. Il a perçu des indemnités à chaque fois. «Mais ce n'est pas ainsi que je veux élever des moutons.» Il est amer : «Il faudrait tuer au moins 60 loups pour que les éleveurs de la région soient tranquilles.»
Prédateurs. Depuis le 15 janvier, la chasse aux loups a repris en Suède. Une pratique jugée «illégale» par Bruxelles qui a confirmé il y a dix jours l'ouverture d'une procédure d'infraction aux règles de l'Union européenne contre la Suède. Selon les quotas de l'Agence nationale de protection de l'environnement, 20 prédateurs devront avoir été tués d'ici au 15 février.
Lors des deux premières battues, les chasseurs en ont abattu 15. Et les défenseurs de l'environnement crient au scandale. Si la décision de limiter le nombre de loups a été votée par les députés en 2009, elle est loin de faire l'unanimité. Au ministère de l'Environnement, à Stockholm, on justifie la reprise de la chasse après un arrêt de quarante-cinq ans en rappelant qu'il s'agit d'une mesure provisoire. Limiter la croissance de la population à 210 individus et 20 meu




