Kepler a trouvé un système solaire. Avec six planètes, dont certaines à peine plus grosses que la Terre. La nouvelle claquait le 4 février à la une de la revue scientifique Nature, ornée d'une vue d'artiste où une étoile jaune - comme notre Soleil -, sur un fond noir constellé d'étoiles, est entourée de six planètes.
Kepler ? Cet astronome qui a montré que les planètes parcourent des ellipses autour du Soleil ? Mais, il ne serait pas mort en 1630, ce Johannes ? Certes, mais un autre Kepler file en orbite autour du Soleil, un peu à la traîne derrière la Terre. Lancé en 2009 par la Nasa, c’est un télescope dont l’unique souci est de traquer les exoplanètes (gravitant autour d’une autre étoile que le Soleil). Avec lui, les chasseurs de ces nouveaux mondes espèrent enclencher la vitesse supérieure dans leur traque, dont le premier gibier fut pris en 1995.
Transit planétaire. L'idée d'une pluralité des mondes peuplant le cosmos est ancienne. Giordano Bruno - brûlé sur le Campo Dei Fiori, à Rome, le 17 février de l'an 1600 - proclamait déjà sa conviction philosophique d'un univers peuplé de mondes innombrables. Depuis que l'on comprend mieux la formation des étoiles, les scientifiques savent que rien, en principe, ne fait de notre système solaire un solitaire. Mais il manquait l'observation pour faire triompher la théorie. Elle fut réalisée à l'Observatoire de Haute-Provence en 1995 par une équipe franco-genévoise dirigée par Michel Mayor et avec un modeste




