Sur l'avenue de Fenouillet à Saint-Alban (Haute-Garonne), les passants peinent plus que jamais à croire aux promesses préfectorales de dépollution de l'aire industrielle limitrophe. Pourtant, sur cette parcelle de la banlieue nord de Toulouse, entre culture de maïs et gamins qui jouent au ballon, le danger est latent. Et uniquement matérialisé par de gros sacs avachis emplis de gravats et des pans de murs jetés en vrac. Dans un «état de dégradation avancée», précise l'organisme de certification Qualibat. Une présence massive d'amiante y est avérée, même si le dernier contrôle, le 28 juin, indique qu'aucune fibre n'a été détectée dans l'air environnant.
Si les riverains de ce dépôt doutent tant d'un lancement rapide de la dépollution, c'est que l'entreprise de démolition Gerlero et Fils, qui y stocke ses déchets, est en liquidation depuis le 19 juillet. «Et maintenant, qui va payer ?» interroge le syndicat CGT départemental de la construction, en pointe depuis le début de l'année sur cette question environnementale. «Entre la défense de l'emploi et la vie des employés, le choix est vite fait», explique-t-on. Et pour cause : trois des seize salariés de Gerlero et Fils se sont mis en arrêt maladie en mai. Cinq autres ont alors choisi de faire valoir leur «droit de retrait» et cessé de travailler, s'appuyant sur un rapport de la médecine du travail, selon lequel il y avait là «danger grave et imminent».
L'inspection du travail avait déj




