S’il existe une dette capitale dont on parle peu en ce moment, c’est la dette écologique. Pourtant, à partir d’aujourd’hui, l’humanité est à découvert. Il ne s’agit pas d’un énième crack boursier, ni d’un effondrement bancaire, mais du traditionnel « Overshoot Day », jour à partir duquel l’humanité entre en déficit écologique.
De quoi s’agit-il ?
En neuf mois, nous avons consommé l'équivalent des ressources que la planète met une année entière à produire. Le réseau Global Footprint calcule chaque année la date à laquelle l'humanité entame son découvert. Cet indicateur permet de mesurer la demande humaine en services écologiques. Terres mobilisées pour la production de nourriture, matières premières extirpées du sous-sol, poissons prélevés dans les océans, arbres mis à contribution pour absorber le CO2 généré par nos activités… ces services écologiques rendus par la nature sont non seulement innombrables mais vitaux. La Terre étant un système fini, ces services ne peuvent cependant pas être rendus indéfiniment. «C'est un peu comme dépenser son salaire annuel trois mois avant la fin de l'année, explique Mathis Wackernagel, inventeur du concept d'empreinte écologique et fondateur du réseau Global Footprint. Pour les trois mois restants, on vit sur ses économies. Sauf que très vite, les économies, elles aussi, viennent à manquer.»
Cette empreinte varie-t-elle beaucoup selon les années ?
Depuis l'avènement de l'humanité sur Terre, la demande pour ces services est en constante augmentation. Les hommes se sont toujours appuyés sur




