Pendant que la ministre de l’Écologie promettait à Perpignan que les objectifs 2020 du Grenelle de l’Environnement seraient tenus en 2016, voire 2015, un sondage CSA indiquait ce même jeudi 13 octobre que 50% des 1003 personnes interrogées font «davantage confiance» à leur région, leur département ou leur municipalité qu’à l’État en matière de développement durable. Les 6° Assises du Développement durable à Toulouse tombent comme une douche froide sur les épaules de Nathalie Kozciusko-Morizet.
L’église du Développement durable est déjà trop petite pour accueillir tous les fidèles. Santiago s’est pointé avec six minutes de retard à l’atelier n°7 consacré à la «gestion collective des biens communs -Air, eau, patrimoine génétique». Il n’aura pas pu écouter les enseignements, entre autres, de l’économiste Ricardo Petrella et de l’agronome Marc Dufumier. «Y’a plus de place», explique-t-il un brin dépité en redescendant l’escalier monumental qui amène à l’Hôtel de Région Midi-Pyrénées à Toulouse.
Santiago faisait partie des 1156 inscrits pour ces Assises. Des ateliers, ce jeudi 13 octobre, il y en a 14: de celui qui propose de «repenser les activités industrielles comme un écosystème» à celui qui prône «plus de démocratie locale». Rien dans les énoncés de bien neuf sous le soleil de la pensée environnementaliste-progressiste. Sauf que…
«Je suis fatigué de ces grands sommets internationaux, de ces grandes messes qui produisent du vent et où, au final, ce sont vingt personnes qui déci




