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Climat : Durban chargé de trouver un avenir au protocole de Kyoto

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Durban, petit sommetdossier
La 17e conférence des Parties de la convention-climat de l'ONU s'ouvre lundi en Afrique du Sud. Sans grands espoirs côté ONG.
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publié le 27 novembre 2011 à 18h06

Plus de 190 pays, des plus vulnérables face au réchauffement aux moins pressés d'agir, se retrouvent pour deux semaines à Durban (Afrique du Sud), pour tenter de redonner un cap aux négociations sur les changements climatiques et un avenir au protocole de Kyoto, emblème en sursis.

Ce traité emblématique de l'engagement des pays industrialisés cristallise les attentes, à quelques mois du 20e anniversaire du Sommet de Rio où débuta en 1992 le processus mis en place dans le cadre l'ONU sur le climat.

Un an après la Coupe du monde de football organisée en Afrique du Sud, un défi d'un tout autre ordre attend, à Durban, sur les rives de l'océan Indien et sur un continent africain concerné au premier chef par la problématique, les quelque 12 000 diplomates, ministres, délégués, experts et ONG attendus jusqu'au 9 décembre : comment réussir à limiter à moins de 2°C la hausse du thermostat mondial ?

"Le changement climatique est un sujet important pour nous, c'est en train de se passer, ce n'est pas quelque chose dans l'avenir", a récemment rappelé le président des Maldives, Mohamed Nasheed, de passage à Paris.

Ces dernières semaines, nombre d'études ont confirmé l'urgence : nouveaux records enregistrés d'émissions de CO2, écart toujours plus important entre les promesses des pays et ce que réclame la science, multiplication prévisible des inondations ou des vagues de chaleur d'ici à quelques décennies.