Pendant les fêtes de fin d'année, le gaspillage énergétique devient presque un sport national. D'après l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, il ne faut pas moins de 1 300 mégawatts (MW), soit l'équivalent de la puissance moyenne d'un réacteur nucléaire, pour illuminer le sapin, le balcon ou la façade de la maison familiale. Décembre semble donc le mois idéal pour mobiliser sur les économies d'énergie. C'est ce qu'a fait la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, en présentant, à la veille des vacances, 27 petites mesures d'efficacité énergétique. Objectif : réduire la consommation d'énergie d'environ 20% d'ici à 2020. Une chasse au gaspi modeste, mais une chasse au gaspi quand même.
La mesure la plus emblématique, réclamée depuis longtemps, est l'extinction des enseignes lumineuses la nuit, entre 1 heure et 6 heures du matin. Elle entrera en vigueur le 1er juillet 2012. D'après le ministère, le parc d'enseignes lumineuses représente une puissance installée de près de 750 MW, la moitié de celle d'un EPR. Cela représente 0,2% de la consommation électrique française. «Et personne n'a jamais prouvé l'impact d'une enseigne éclairée la nuit sur la fréquentation d'un magasin le lendemain», ironise un spécialiste du dossier.
Gisement. Pour ce qui concerne l'éclairage dans les bureaux, NKM, plus prudente, songe à étudier la possibilité d'imposer l'extinction des feux hors des périodes d'activité. D'après le




