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Analyse

OGM : le choc des cultures

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Le Haut Conseil des biotechnologies doit rendre son avis ce matin sur la cohabitation entre les parcelles génétiquement modifiées et les autres.

Publié le 17/01/2012 à 0h00

Alors que le gouvernement a réaffirmé, vendredi, qu'il maintenait son opposition au MON810, le maïs OGM de Monsanto, qui resterait interdit en France en 2012, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) rend ce matin un avis sur la cohabitation entre cultures OGM et cultures conventionnelles. La loi OGM de 2008 institue de fait une coexistence, puisqu'elle garantit «la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM, sans que cela nuise à l'intégrité de l'environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité…» Elle prévoit aussi que le gouvernement ne pourra légiférer sur la coexistence qu'après avis du comité scientifique du HCB, composé de 35 experts. Cet avis a été divulgué début janvier sur le blog d'un scientifique. Mais le HCB comporte aussi un comité économique, éthique et social (CEES) composé de 26 membres (organisations professionnelles, associations, syndicats, etc.). Une instance de débats qui émet des recommandations - que Libération s'est procurées - à l'attention du gouvernement.

Leur lecture révèle des positions inconciliables. «C'est louable de vouloir faire coexister le loup et l'agneau, mais cela ne fonctionne pas», tranchent des membres du CEES. «La situation entre les membres du HCB est très, très, tendue», signale également, sous couvert d'anonymat, une syndicaliste. «L'avis du Haut Conseil des biotechnologies a pour but d'éclairer le politique, c'est désormais à lui de trancher.» Au

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