Comprendre les évolutions du climat depuis 1850, et se projeter dans les futurs possibles, à court et long termes. Tel est l’objectif des simulations que les équipes françaises viennent d’achever pour le prochain rapport du Giec - Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat - prévu en 2014.
Un «énorme effort», souligne Jean Jouzel, membre du bureau du Giec, réalisé en phase avec le calendrier du rapport qui doit offrir aux gouvernements et aux citoyens «un état des lieux critique» des savoirs sur le changement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre.
Les scientifiques ont mobilisé les supercalculateurs de Météo France et de la recherche publique, explique Jean-Louis Dufresne (Institut Pierre-Simon-Laplace, IPSL). Ils y ont fait «tourner» des modèles climatiques plus sophistiqués - décrivant mieux qu’avant nuages, surfaces continentales ou chimie de l’atmosphère. Et avec des mailles de calcul - les boîtes d’atmosphère, d’océans et de terres où les équations sont résolues - plus fines : 150 km pour le modèle de Météo France, de 180 à 260 km pour celui de l’IPSL.
Choc. Résultats ? Tout d'abord une solide confirmation. L'attribution du réchauffement planétaire observé depuis cinquante ans aux émissions de gaz à effet de serre est «renforcée», indique Eric Guilyardi (IPSL). Ensuite, la certitude que le futur climatique va subir un formidable choc, mais dont les conséquences restent incertaines. Cett




