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Les Norvégiens, nouveaux rois du pétrole

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A contre-courant du reste de l’Europe, le royaume se réjouit des hausses de prix à la pompe. La découverte d’un nouveau gisement pourrait rapporter entre 12 et 24 milliards d’euros.

Un drapeau norvégien flotte à l'arrière d'un bateau de Statoil en mer du Nord. (Photo Igor Gedilaghine. AFP )
ParAnne-Françoise Hivert
Correspondante en Scandinavie
Publié le 03/09/2012 à 16h13

Si les Français se plaignent de la hausse des prix à la pompe, les Norvégiens, eux, se frottent les mains. L'équation est simple: plus les cours du brut augmentent, plus la pétromonarchie scandinave s’enrichit. Septième exportateur et quatorzième producteur de pétrole au monde, la Norvège produit en moyenne 2 millions de barils par jour, soit autant que ce que consomment quotidiennement les Français. Et le royaume est loin d'être à sec: le géant Statoil, contrôlé à 70% par l’Etat norvégien, vient d’annoncer la découverte d’un nouveau gisement, dans les eaux de la mer du Nord. Baptisé Geitungen, il pourrait rapporter entre 92 et 178 milliards de couronnes, soit entre 12 et 24 milliards d’euros.

Depuis Stavanger, cœur de l'industrie pétrolière norvégienne, sur la côte ouest du royaume, où se sont retrouvés la semaine dernière tous ceux qui comptent dans le secteur au niveau mondial, le patron de Statoil, Helge Lund s'est félicité, reconnaissant: «Je dois admettre qu'il n'y a pas si longtemps, je ne pensais pas que nous trouverions du pétrole en de telles quantités dans une région de la mer du Nord qui est explorée depuis les années 60.» Les experts étaient unanimes: la production avait atteint son pic en 2000. Désormais, elle ne ferait que diminuer. Pour preuve: aucune compagnie n'avait fait de découverte significative depuis des années.

«La moitié des forages se concluaient par une découverte, mais les activités d'exploration étaient en chute libre depuis 2000»

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