Un petit vent frais a soufflé sur l'Assemblée nationale dans la nuit de jeudi à vendredi, avant que ne soit adopté le projet de loi sur la tarification progressive de l'énergie. Une poignée d'amendements consacrés à l'éolien a provoqué l'ire des députés UMP, centristes et Front de gauche. Prétextant l'irruption d'«amendements-surprises» en plein cœur de la nuit, ils ont préféré claquer la porte avant le vote.
Pour la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, le texte ne recelait pourtant aucune surprise : «Depuis la conférence environnementale, chacun connaît les positions du gouvernement, qui consistent à prendre des mesures d'urgence pour sauver les emplois dans les énergies renouvelables.» Les opposants pouvaient d'autant moins l'ignorer que «ces amendements ont été discutés en commission et déposés lundi», tacle la ministre.
S’ils provoquent autant de remous, c’est parce qu’ils lèvent certains des freins posés lors de la précédente législature au développement de l’éolien. Actuellement, en France, des projets peuvent être bloqués six à huit ans à cause de recours administratifs, contre quatre ans dans le reste de l’UE. Résultat : la filière s’asphyxie et ses 11 000 emplois sont menacés.
Le projet de loi voté en fin de semaine pourrait créer un appel d'air. Il ne sera plus obligatoire d'implanter cinq éoliennes minimum par parc. Il est aussi prévu de supprimer les zones de développement éolien (ZDE), qui permettent aux collectivités locales de planif




