C’était l’heure du grand oral, mais cela s’est transformé en tribune pour les députés pro et anti-OGM. Gilles-Eric Séralini, le chercheur qui a publié une étude sur la toxicité des OGM et de l’herbicide Roundup sur des rats, a été auditionné hier devant la commission des affaires sociales et celle du développement durable de l’Assemblée.
Pourquoi une telle audition ?
Publiée le 19 septembre dans la revue Food & chemical toxicology, l'étude de Séralini - qui conclut à une surmortalité chez des rats nourris au maïs NK603 - a provoqué de nombreuses réactions.
Les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement ont saisi le Haut Conseil des biotechnologies ainsi que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), lesquels doivent rendre un avis sur la validité de l’étude d’ici au 20 octobre. Prévu depuis deux semaines, l’échange d’hier s’inscrit dans une série d’auditions devant permettre aux députés de juger de la validité des conditions de réalisation des études portant sur les OGM.
Qu’ont demandé les députés au professeur Séralini ?
En partie, la même chose que les détracteurs de l'étude de Séralini. Mais pas que. Premier intervenant, Bernard Accoyer (UMP), s'est interrogé sur la validité du protocole des travaux de l'équipe de Séralini : «Pourquoi avoir choisi une espèce de rats dont on sait qu'elle développe des tumeurs ?» «Cette souche va servir, à l'avenir, à plus de 90%, dans les études sur la t




