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Le transgénique en questions

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La commercialisation de ces produits, interdite en France, nourrit les soupçons de conflit d’intérêts.

La conférence de presse au cours de laquelle le Haut-Conseil des biotechnologies a démonté, hier, l’étude qu’avait présentée Gilles Éric Séralini (au centre en bas) le 20 septembre. (Photo François Guillot. AFP)
Publié le 22/10/2012 à 22h46

Modifiées dans leurs gènes pour résister ou produire des biocides (insecticides, herbicides…), les plantes génétiquement modifiées (PGM) sont relativement récentes dans le monde de l’agriculture. Le tour de la question en cinq points.

Qui a créé les organismes génétiquement modifiés ?

Les OGM agricoles sont nés vers 1985. Si de nombreuses tentatives de laboratoires, privés et publics, ont eu lieu sans succès, c’est la société américaine Monsanto, jusqu’alors chimiste et vendeuse de produits phytosanitaires, qui a décroché le jackpot, avec l’introduction d’un gène bactérien dans le génome de plusieurs plantes (maïs, soja, colza). Ce gène déforme une enzyme de la plante et la rend insensible à l’herbicide Total Round-up de l’industriel. C’est la vente du kit herbicide-PGM le tolérant qui a permis l’irruption de Monsanto dans le monde des semenciers, jusqu’alors très atomisé.

L’autre transgène développé, également par Monsanto, provient de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt), un insecticide vendu en agriculture bio. Il permet à la plante de produire dans ses feuilles, tige ou graines une molécule qui tue les insectes lorsqu’ils la mangent. Les premières mises en culture significatives remontent au milieu des années 90. Aujourd’hui, le monde des PGM se scinde en deux parties : quelques plantes et deux transgènes massivement cultivés, et des dizaines de recherches en laboratoire sur d’autres traits génétiques, avec des objectifs très différents.

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