Le premier à avoir saisi l'occasion fut Michael Bloomberg, le volubile maire de New York. Alors que sa ville était sous le coup de la dévastation causée par l'ouragan Sandy fin octobre, le républicain, qui avait évité de prendre position dans la course à la Maison Blanche, a créé la surprise le 1er novembre en annonçant qu'il allait soutenir Barack Obama, «parce qu'il [était] le meilleur candidat pour faire face au changement climatique». «Notre climat est en train d'évoluer, et même si les conditions extrêmes que nous connaissons à New York et ailleurs dans le monde ne sont pas forcément le résultat direct de tout cela, les risques encourus devraient être suffisants pour pousser nos leaders à prendre une action immédiate», a-t-il encore ajouté.
«Réfléchir». Depuis, le réchauffement de la planète refait surface aux Etats-Unis. Alors que le thème du climat était totalement absent durant la campagne - et que la 18e conférence de l'ONU débute le 26 novembre à Doha sur fond de blocage total, faute notamment de leadership américain -, Obama y fait à nouveau référence. Lors de son discours de victoire à Chicago, il assurait ainsi que «les Américains ne veulent pas que nos enfants vivent dans un pays qui est sous la menace de la puissance destructrice d'une planète qui se réchauffe». Et lors de sa première conférence de presse depuis sa réélection, le 14 novembre, le Président a surtout reconnu que son administration




