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Avis de grand fret dans le tunnel ferroviaire

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Le projet repose sur un hypothétique essor du transport de marchandises.

Publié le 02/12/2012 à 22h06

La construction d’une nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin, voulue par la France et l’Italie, est-elle justifiée ? Le point sur les enjeux du chantier.

Quel est le projet ?

C’est une nouvelle ligne mixte, fret et passagers, et à grande vitesse, entre deux métropoles distantes de 300 km. Elle devrait mettre Milan à quatre heures de Paris, contre sept aujourd’hui, et Turin à deux heures de Lyon. Le projet, focalisé dans les années 90 sur le trafic passagers, insiste désormais sur le fret.

La ligne ferroviaire historique relie Lyon à Turin par un tunnel creusé sous le Mont-Cenis. Celui-ci, mis en service en 1871, fait 33 km de long. Mais, du fait de sa forte pente (33%), il faut trois locomotives pour tirer les convois de fret. Le tunnel en projet, plus long (57 km), est quasiment plat et rejoint, en matière de gigantisme, celui sous la Manche (51 km). C’est le seul passage sous les Alpes orienté est-ouest, d’où le soutien qu’il a obtenu de l’Europe. Mais construire ce tunnel n’a de sens que si l’on réaménage les voies d’accès. Les lignes ferroviaires en amont de l’ouvrage sont en effet saturées. La LGV soulagerait aussi, par ricochet, le trafic des TER, au bord de l’asphyxie, espère la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut).

La LGV va-t-elle doper le fret ferroviaire ?

C'est l'argument le plus fort des promoteurs de l'ouvrage : favoriser le report modal au détriment de la route. Mais la nouv

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