A partir de quand considère-t-on qu'une espèce a défénitivement été rayée de la surface terrestre ? Pour le tigre de Tasmanie, l'avis de décès aura attendu 77 ans avant d'être publié. Ce jeudi, la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), dont les pays signataires sont réunis à Bangkok depuis dimanche, a retiré la pauvre bête de l'annexe I de la Convention. Cette annexe liste plus de 600 animaux et 300 plantes à protéger du commerce international. Le tigre de Tasmanie (ou loup marsupial, ou encore thylacine, à ne pas confondre avec le diable de Tasmanie, qui lui a encore une petite chance d'être sauvé) est donc officiellement mort et enterré. Oui, on sait, c'est triste.
Il faut dire que l'espoir était plus que mince. L'espèce (thylacinus cynocephalus), autrefois répandue dans le sud-est de l'Australie, a été décimée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par les fermiers australiens qui l'accusaient de tuer leurs moutons. Le dernier spécimen connu est mort en 1936 dans un zoo de Hobart.
Après plusieurs expéditions de recherche menées en vain, le tigre de Tasmanie a été classé éteint par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) depuis 1982. Pourquoi avoir attendu 2013 pour le rayer de la liste de la Cites ?
La Convention s'est lancée cette année dans un nettoyage de ses listes, où figu




