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interview

«La géo-ingénierie est le sujet le plus controversé»

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Philippe Ciais, coauteur du rapport du Giec, revient sur les méthodes des 259 rédacteurs.

Publié le 22/09/2013 à 19h46

Philippe Ciais, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, est un spécialiste de réputation mondiale du cycle du carbone. Avec l’océanographe Christopher Sabine (de l’université de Seattle), il a codirigé la rédaction du chapitre 6 du rapport du groupe 1 du Giec. Il explique les méthodes de travail des rédacteurs : 259 auteurs principaux et relecteurs pour les 14 chapitres, venus de 39 pays, et 600 auteurs contributeurs. Ce rapport s’appuie sur plus de 9 000 publications scientifiques citées. Ils ont répondu à près de 50 000 commentaires, émis par plus de 1 000 experts et 38 gouvernements.

De quoi traite le chapitre du rapport du Giec dont vous êtes le responsable ?

Des cycles biogéochimiques et en particulier celui du carbone, puisque nos émissions de CO2 constituent le principal facteur de changement climatique. Il faut traiter l'évolution des relations entre cycle du carbone et climat dans le passé, durant l'ère industrielle dominée par nos émissions, et les projections futures. Nous étudions les émissions anthropiques et les puits naturels. L'un des résultats importants est de déterminer les émissions futures compatibles avec l'objectif fixé par la convention de l'ONU d'éviter de léguer un climat dangereux à nos descendants.

Comment avez-vous procédé ?

Ce travail est très strictement défini par les procédures du Giec. Nous effectuons une revue de l'état de la science sur la question traitée, avec 13 autres auteurs et trois review editors. Nous avons rédigé un premier draft, ouvert aux commentaires de tous les scientifiques volontaire

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