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Le Giec sort sa science

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La première partie du rapport 2014 sera finalisée cette semaine à Stockholm. Elle porte sur les bases physiques du système climatique. Le résumé pour les gouvernements sera rendu public vendredi.

A Acapulco, vendredi, après les violentes intempéries qui ont causé la mort d'au moins 70 personnes la semaine dernière. (Photo Jacobo Garcia. Reuters)
Publié le 22/09/2013 à 19h46

Ce matin s'ouvre à Stockholm la réunion finale du groupe 1 du Giec - le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Sa mission se limite aux «bases physiques du climat» et à son fonctionnement hier, aujourd'hui et surtout demain, en fonction de sa perturbation par les émissions de gaz à effet de serre. Un retour du climat sur l'agenda international, alors que la crise financière et des dettes, l'envolée du chômage dans les pays industrialisés et des bruits de bottes ont relégué ce dossier loin des priorités politiques.

Le Giec scande par ses rapports (1990, 1995, 2001, 2007) la géopolitique du climat, initiée par la signature de la Convention de l’ONU en 1992. Rédigés par des scientifiques, mais cosignés par les délégations gouvernementales - un dispositif exigé par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, qui voulaient éviter qu’un groupe d’écolos ne prenne la main sur l’expertise internationale du climat -, les textes du Giec ont du coup acquis une force insoupçonnée à l’époque. Dans ce mariage de la carpe gouvernementale et du lapin scientifique, c’est le second qui a mangé le premier.

Cible. «C'est le quatrième rapport auquel je participe. Comme d'habitude, je m'attends à des discussions serrées lors de l'approbation du résumé pour décideurs», explique Jean Jouzel, vice-président du groupe 1 du Giec. Spécialiste de la reconstitution des climats passés à l'aide des carottes de glaces polaires, il souhait

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