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Reportage

«A Fourvière, c’était impressionnant»

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A Lyon, où le niveau d’alerte est élevé depuis mercredi, les autorités se contentent de mesures cosmétiques.

ParCatherine Coroller
De notre correspondante à Lyon
Publié le 13/03/2014 à 21h16

Sur le site d'Air Rhône-Alpes, l'avertissement «épisode de pollution en cours» clignote. «On est en alerte 1 depuis [mercredi], et il est fort possible qu'on passe en alerte 2 demain [aujourd'hui, ndlr]», indiquait-on hier à la préfecture. Cette situation ne semble pas avoir pour l'instant de répercussion majeure sur la santé. L'agence régionale de santé assurait n'avoir pas été informée d'événements graves ou de tensions relatifs à un afflux de pathologies liées à la mauvaise qualité de l'air dans les hôpitaux.

A l'hôpital de la Croix-Rousse, centre de référence pour les maladies respiratoires, le médecin de permanence aux urgences relevait toutefois «une petite poussée de problèmes aigus suite à cet épisode de pollution». «On a reçu une dame en crise d'asthme grave liée à une réaction allergique. Elle est arrivée chez nous [mercredi] après des tentatives de traitement dans deux autres établissements hospitaliers qui n'avaient pas donné de résultat», précise l'urgentiste. Pour autant, impossible de savoir s'il s'agissait d'une réaction aux polluants ou aux pollens que la brusque arrivée du printemps libère dans l'air.

Très sensibles. Médecin généraliste à Lyon, Véronique L. compte parmi ses patients de grands insuffisants respiratoires très sensibles à la mauvaise qualité de l'air. «Souvent, les personnes âgées attendent pour consulter. On saura la semaine prochaine seulement si ce

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