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«Dans les cabanes, la chasse est fréquemment pensée et vécue comme un acquis démocratique»

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La sociologue Héloïse Fradkine revient sur l’évolution du profil des chasseurs en France et de leur place dans la société.

Un homme partant à la chasse sur sa moto, en Normandie, en 1954. (Keystone-France/Photo Gamma-Keystone via Getty Images)
Publié le 19/02/2020 à 18h20

Chaque mois, Libération creuse une thématique environnementale. Premier épisode : la chasse est-elle écolo-compatible ?

Sujet de crispation par excellence lors des repas de famille, la chasse attise les passions françaises. Avec la montée en puissance de la prise de conscience écologique, chacun s'empare de la controverse et les face à face parfois caricaturaux se multiplient : écolos contre chasseurs traditionnels, urbains contre ruraux, défenseurs des animaux contre amateurs de bonne chère. A l'origine réservée à une minorité, la pratique de la chasse s'est démocratisée jusqu'à ce que le nombre de pratiquants décline et que leur image se détériore. Héloïse Fradkine, sociologue au Centre d'économie et de sociologie appliquée à l'agriculture et aux espaces ruraux et auteure d'une thèse sur «Les mondes de la chasse», décrypte les rapports sociaux qui organisent ce milieu.

Chasse à courre, au XVe siècle. A l’époque, seule l'élite se consacre à la chasse.

Illustration Getty Images

L’attachement à la chasse et aux chasses dites «traditionnelles» est-il particulièrement important en France ? Le cas échéant, cela peut-il s’expliquer par des raisons historiques ?

Une partie de l’attachement à la chasse s’explique en effet par des raisons historiques et symboliques. Les dispositions relatives à la chasse occupent de fait une place éminente dans le décret avalisant les décisions prises durant la nuit du 4 août 1789. La chasse perd son statut de privilège réservé à une étr

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