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Décryptage

Coronavirus : quels effets sur le climat et la pollution ?

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Ralentissement de l'économie, des transports, confinements, fermetures temporaire d'usines : la pandémie et les mesures pour la contenir ont déjà des conséquences sur les émissions de CO2. Jusqu'à quand ?

Une usine Vauxhall, propriété de PSA, près de Liverpool. PSA a annoncé la fermeture de toutes ses usines en Europe. (PAUL ELLIS/Photo Paul Ellis. AFP)
Publié le 17/03/2020 à 14h23

A ceux qui chercheraient un peu de lumière dans le tunnel dramatique de la pandémie de coronavirus, voici une maigre perspective à laquelle s'accrocher : la baisse de la pollution. Alors que les yeux du monde étaient déjà tournés vers l'épidémie qui ébranle les systèmes de santé tout autour du globe, l'Organisation météorologique mondiale a publié, le 10 mars, son rapport annuel sur l'état du climat dans le monde. Sans surprise, les conclusions sont plombantes : la température moyenne mondiale en 2019 a été supérieure de 1,1°C aux niveaux préindustriels, en faisant la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée.

Le ralentissement de l’économie et la baisse des déplacements, nécessaires pour endiguer l’épidémie de coronavirus, permettront-ils aussi de limiter le dérapage des émissions de gaz à effet de serre? Les données manquent encore, mais des tendances se dessinent déjà. Décryptage.

Observe-t-on une baisse de la pollution de l’air en Europe?

Le nord de l'Italie est passé du rouge bordeaux au jaune entre début janvier et le 11 mars. Les cartes animées publiées vendredi par l'Agence spatiale européenne (ESA) montrent «de manière évidente» un déclin des émissions de dioxyde d'azote (NO2) au-dessus de la vallée du Pô. Un abaissement confirmé par le service satellite européen Copernicus, mard

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