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Se sentir déraciné chez soi. C'est le sens que le philosophe australien, Glenn Albrecht, a donné au terme «solastalgie», quand il s'est retrouvé blessé (émotionnellement) face aux dévastations d'une mine de charbon à ciel ouvert au milieu d'une forêt qui lui était chère, dans la Hunter Valley, sur la côte est de l'île-continent. Le chercheur a créé ce mot, qui prend tout son sens dans notre contexte de crises environnementales, dès 2003. Dans son dernier ouvrage les Emotions de la Terre, traduit en français fin février aux éditions Les liens qui libèrent, il poursuit son raisonnement et offre une perspective optimiste à ces congénères : quitter l'Anthropocène, cette ère géologique marquée par l'empreinte de l'homme, pour entrer dans le «Symbiocène».
«Aujourd'hui, l'humanité est dans une situation similaire à celle du peuple aborigène en Australie après 1788, dresse-t-il comme constat. L'Anthropocène est arrivé comme une force colonisatr




